Pour le second mois consécutif, le jugement des Français sur Nicolas Sarkozy comme Président de la République s'améliore, même si ce mouvement est globalement très limité.
Avec 36% de bonnes opinions, la cote présidentielle s'éloigne de son étiage – 32% en avril 2008 -, sans pour autant que la situation de grande impopularité du chef de l'Etat en soit modifiée.
La cote du Premier ministre bouge également très peu, mais son gain limité de popularité (+ 2 points) lui permet d'atteindre le seuil symbolique d'équivalence entre bonnes et mauvaises opinions. Il est à noter que nombre d'interviews de ce sondage ont été réalisées avant l'intervention télévisée de François Fillon.
Encombrement à gauche
Pour les socialistes, la situation est douloureusement paradoxale, en ceci que la bonne santé de leurs principaux leaders dans l'opinion encourage les ambitions de chacun d'entre eux. Ainsi, si Bertrand Delanoë se maintient en première position, en termes de souhaits d'influence dans la vie politique (50%), il recule légèrement parmi les sympathisants de gauche (- 1 point), tandis que Ségolène Royal, Laurent Fabius et Martine Aubry progressent dans cette catégorie. A l'inverse, les personnalités socialistes placées en position d'outsiders connaissent un net recul, notamment Manuel Valls (- 8 points).