Observatoire de la politique nationale - Mars 2011
Les principaux enseignements de cette vague :
Nicolas Sarkozy ne passerait pas le premier tour. Si l’élection présidentielle avait lieu en ce moment, c’est le candidat PS qui affronterait Marine le Pen au 2nd tour.
Le Président est toujours très impopulaire (65% de mauvaises opinions), malgré une légère amélioration de 2 points (Libye ?), et ne se qualifierait pas au second tour dans nos deux hypothèses d’intentions de vote présidentielles.
Tombé en dessous des 20%, il se trouve distancé par le candidat socialiste (à 5 points de M. Aubry et à 12 de DSK) et est même désormais devancé (de 1 à 2 points de retard) dans tous les scenarii par Marine le Pen. Depuis janvier, il a perdu 8 points d’intentions de vote de premier tour. C’est bien cette explosion de son « socle électoral » jusqu’alors assez solide, qui constitue la principale information de notre sondage.
Conséquence probable de cette explosion, la poursuite de la progression de Marine le Pen (+2 à 3 points en deux mois), qui atteint désormais les 20% alors qu’elle dépassait à peine les 10% à l’automne dernier, est évidemment la seconde confirmation livrée par notre sondage.
Les autres protagonistes sont plutôt stables : Aubry progresse, se mettant à distance plus confortable des candidats FN (4 points) et UMP (5 points), DSK se stabilise autour des 30% (29% dans notre sondage contre 31% en janvier) mettant à plus de 10 points ses poursuivants. Hulot que nous testons pour la première fois à la place de Joly bonifierait nettement (2 à 3 points) le score des écologistes et Borloo celui des centristes (6% contre 1% à Morin).