cap 2012
CAP SUR 2012
VOIR LES SONDAGES Elections 2012
accueil > sondages > Les 15-25 ans et le SIDA

Les 15-25 ans et le SIDA

A l'occasion de Solidays les 7, 8 et 9 juillet 2006

A l'occasion de Solidays (7,8 et 9 juillet 2006), BVA a réalisé, à la demande de Citato et de Solidarité SIDA un sondage abordant l'opinion et les pratiques des jeunes concernant leSIDA.
Cette note en rappelle les principaux enseignements.

Des jeunes extrêmement sensibilisés sur
la question du SIDA…

85%, des jeunes de 15 à 25 ans désapprouvent l'idée qu'il est moins nécessaire pour leur génération de se protéger du SIDA que pour les générations précédentes. De plus, près de huit jeunes sur dix (78%) savent qu'il n'y a pas de traitement aujourd'hui pour guérir du SIDA.
De manière générale, la sensibilité au thème du SIDA augmente avec l'âge et le niveau social et semble plus prégnante dans les milieux urbains.
Ainsi, le pourcentage de désaccord quant à l'idée que la nouvelle génération serait moins obligée de se protéger varie de 74% auprès des jeunes mineurs à 92% des jeunes de plus de 22 ans, de 83% des étudiants à 91% des jeunes actifs ayant des professions dites supérieures et de 77% des jeunes n'ayant pas le niveau bac
à 95% de ceux qui ont atteint ce niveau. Les jeunes habitant l'agglomération parisienne se démarquent également par leur scepticisme (91% de désapprobation).
Les jeunes estiment également de façon majoritaire - bien que dans une moindre mesure - que le SIDA est l'affaire de tous. Ainsi, 72% désapprouvent l'idée que le SIDA concernerait avant tout les populations les plus à risque (comme les homosexuels, etc).
La minorité (27%) qui partage, au contraire, cette idée que le SIDA est réservé aux populations les plus à risque est davantage présente parmi les jeunes hommes (33% contre 19% des jeunes filles), les plus jeunes (32% les moins de 18 ans) ainsi que les moins diplômés (32%).

…malgré une minorité qui a du mal à adapter ses pratiques à cette réalité.

Au niveau de leur ressenti personnel et de leurs pratiques - ou plus exactement de ce qu'ils en déclarent -, les jeunes déclarent également faire preuve d'une grande prudence et d'un sens de la responsabilité assez marqué.
Les 15-25 ans ont majoritairement le sentiment d'être menacés personnellement par le SIDA (63%). En comptant les jeunes qui n'ont pas encore d'expérience sexuelle, il s'agit d'un pourcentage important. Nous retrouvons d'ailleurs sur cette question, les clivages observés précédemment.
Plus concrètement, 70% des 15-25 ans, semblent adapter leurs pratiques en matière de relations sexuelles à l'information qu'ils disent avoir sur le SIDA et ses modes de transmission.
A l'inverse, une minorité - non négligeable - de plus d'un jeune sur quatre dit avoir des pratiques à risque malgré un bon niveau d'information concernant le SIDA. Il s'agit avant tout des plus âgés (28% des jeunes de plus de 22 ans), de jeunes actifs (29%) sans que le niveau de diplôme interfère cette fois-ci. C'est davantage le fait d'être socialisé dans un milieu urbain qui semble clivant sur cette question (31% des jeunes habitants dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants contre 21% des jeunes de communes rurales).
De plus, ces jeunes qui disent avoir des pratiques à risque ont ceci de particulier qu'ils sont à peine plus insouciants sur cette question ou plus ignorants des risques encourus que le reste des jeunes. Ainsi, ils sont 83% (contre 85% rappelons-
le en moyenne) à penser que leur génération n'échappe pas davantage au SIDA et
à l'obligation de s'en protéger, 71% à penser qu'il n'y a pas de traitement (contre 78% en moyenne) et 68% à estimer que le SIDA n'est pas réservé aux populations à risque (contre 72% en moyenne), etc

L'insouciance des 15-25 ans est donc loin d'être à l'ordre du jour. De nombreuses études montrent, en effet, que le sentiment d'information sur le SIDA est élevé parmi les jeunes et la présente étude confirme à la fois leur sensibilité au sujet, leur faible adhésion aux idées reçues en la matière et leur sentiment d'être personnellement
concernés. La question de l'adaptation des pratiques au degré d'information de chacun semble, quant à elle moins automatique et invite à inventer de nouveaux modes de sensibilisation des jeunes dans ce domaine.

Leïla Boutamine
Département Opinion




Sondage réalisé :
  • . du 04 mai 2006 au 13 mai 2006

SUIVEZ BVA SUR linkedin facebook   rss   newsletter NEWSLETTER
mentions légales © COPYRIGHT 2012 BVA