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Le fait religieux en entreprise

Le 22 Octobre 2016


La place de la religion dans l’entreprise s’est inscrite dans le débat public. L’enquête réalisée par BVA pour mediarh.com fait le point sur le ressenti des salariés à l’égard du fait religieux dans leur entreprise.

La progression du fait religieux en entreprise : un faux débat ?
La question de la progression du fait religieux dans l’entreprise ne semble pas d’actualité pour nombre de salariés : plus des ¾ d’entre eux (77%) estiment que les pratiques religieuses dans leur entreprise ne sont ni plus, ni moins visibles qu’il y a quelques années. L’expression du fait religieux dans l’entreprise que ce soit à travers le port de la croix catholique, du voile, de la kippa ou la prière suscite aujourd’hui le malaise d’un peu plus d’un quart des salariés (28%), le plus souvent de manière ponctuelle ou occasionnelle.

S’ils ne sont pas vraiment mal à l’aise par l’expression actuelle du fait religieux dans l’entreprise, les salariés sont toutefois opposés à sa reconnaissance formelle
Si les salariés qui expriment une opinion sont plutôt opposés à une demande de congés pour une fête religieuse (41% opposés vs 28% favorables et 31% sont indifférents) ou à l’instauration de menus spéciaux dans le restaurant d’entreprise (49% opposés vs 21% favorables et 30% indifférents), l’opposition est beaucoup plus nette à l’égard de demandes d’aménagement du temps de travail pour des raisons religieuses (71% y sont opposés) ou de ports de signes religieux visibles (67% sont contre).

Des dispositions destinées à encadrer le fait religieux dans l’entreprise qui ne sont pas jugées indispensables

Pour 15% des salariés, leur entreprise a mis en place des dispositions particulières concernant le fait religieux, beaucoup plus souvent pour le limiter que pour l’encadrer (13% vs 2%).
Le principe de telles dispositions est jugé plutôt important (38%) voire indispensable (16%) plutôt que pas important (44%). Sur ce point, les opinions des salariés sont assez contrastées : les salariés d’entreprises ayant déjà mis en place de telles dispositions sont très nombreux à les juger indispensables (56%), il en est de même dans une moindre mesure dans le secteur public (28%).




Sondage réalisé :
  • . du 05 octobre 2016 au 10 octobre 2016

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