La popularité de l'exécutif Le souhait de victoire à la présidentielle de 2007
L'EFFONDREMENT DE LA
POPULARITÉ DU PREMIER
MINISTRE
Avec seulement 28% de bonnes opinions,
Dominique de Villepin enregistre une baisse
d'une ampleur très rarement atteinte depuis
que BVA mesure la cote des premiers ministres
(juin 1981). Les précédents sont Edith
Cresson (- 16 points entre mai et juin 1991),
Alain Juppé (- 14 points entre septembre et
octobre 1995) et Lionel Jospin (- 18 points
entre juillet et septembre 2000, lors de la
grève des transporteurs routiers contre les
taxes sur le carburant). Cette baisse de 14
points se cumule avec un mouvement de – 6
points enregistré le mois précédent, le Premier
ministre ayant commencé l'année 2006
avec une majorité relative de bonnes opinions
(48% contre 39% en janvier).
L'effondrement constaté ce mois-ci est particulièrement
prononcé parmi trois catégories
d'âge : les 18-24 ans (- 26 points), les
35-49 ans (- 16) et les 65 ans et plus (- 15). Il
est aussi notable parmi les salariés du privé
(- 17 points) mais l'on observe un mouvement
inverse parmi les personnes travaillant à leur
compte (+ 7 points). Politiquement, la baisse
est surtout sensible parmi les sympathisants
du Parti socialiste (- 22) et des Verts (- 21),
mais aussi parmi ceux de l'UDF (- 15 points),
voire de l'UMP (- 11 points).
Si le Président de la République semble
mieux résister (36%, - 3 points), ce résultat
le positionne cependant au plus bas de sa
popularité depuis mai 2002, à la seule exception
de juin 2005 (35%). Cette impopularité
présidentielle s'observe dans toutes les
catégories de la population, à l'exception des
personnes travaillant à leur compte (49% de
bonnes opinions, contre 39%) et des sympathisants
de l'UMP (65% contre 32%).
Jérôme Sainte-Marie
Directeur de BVA Opinion