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Le baromètre politique BVA - l'Express - Vague 11

La popularité de l'exécutif

La cote de popularité de Jacques Chirac,
un mois après la victoire du « non » et peu
avant l'annonce de l'échec de la candidature
française pour les JO 2012, s'est stabilisée
à un faible niveau (36% de bonnes
opinions contre 56% de mauvaises). En
d'autres termes, le basculement du Président
de la République dans l'impopularité
observé en mai dernier se pérennise, même
hors période électorale. Les facteurs sociaux
de cette situation sont clairement visibles,
avec 61% de mauvaises opinions
parmi les salariés (au lieu de 50% parmi les
retraités), et même 64% chez les seuls
ouvriers. A l'exception des sympathisants de
l'UMP (72% de bonnes opinions contre 27%
de mauvaises), cette impopularité est commune
à toutes les catégories d'analyses disponibles,
les sympathisants UDF, par exemple,
étant eux aussi plus nombreux à exprimer
une mauvaise opinion sur Jacques Chirac
comme Président de la République
(52%, contre 47% de bonnes opinions).
Cette contre-performance n'est pas compensée
par l'autre pôle de l'exécutif, Dominique
de Villepin, lequel ne recueille que 35%
de bonnes opinions en tant que Premier ministre
(contre 33%). Ce résultat légèrement
positif (deux points) se révèle très médiocre
s'il est comparé à la première mesure
d'opinions des autres Premiers ministres
depuis 1981, selon le baromètre BVA. Jusqu'à
présent, l'écart entre bonnes et mauvaises
opinions, dans la première mesure
consécutive à une nomination à Matignon,
oscillait entre 20 points (Laurent Fabius) et
49 (Edouard Balladur). Apprécié par les
sympathisants de la droite parlementaire
(58% de bonnes opinions, contre 19% de
mauvaises), et plus encore à l'UMP (64%
contre 17%), Dominique de Villepin bénéficie
également d'un certain capital de sympathie
à gauche (31% contre 42%) et parmi
les jeunes (41% de bonnes opinions parmi
les 18-24 ans, contre 27% de mauvaises),
ce que l'on peut encore attribuer à son action
lors de la crise irakienne. Il demeure qu'il
est impopulaire parmi les salariés dans leur
ensemble (38% de mauvaises opinions,
contre 31% de bonnes), ce qui n'est pas
compensé ailleurs dans l'opinion publique
par un quelconque élan de soutien.
Jérôme SAINTE MARIE
Directeur de BVA Opinion




Sondage réalisé :
  • . du 04 juillet 2005 au 06 juillet 2005

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